Comment décrocher un prêt immobilier pour expatrié et non-résident ?

Les taux de prêts en France se situent aux alentours de 2%, le plus bas depuis plus de six décennies. Bien que traditionnellement conservateurs, les prêteurs français deviennent plus réceptifs aux acheteurs expatriés et non-résidents. Les dossiers peuvent toutefois être refusés.

Si vous souhaitez augmenter vos chances que le vendeur vous accepte comme acheteur, vous pouvez en principe obtenir un accord de prêt.  C’est ce qu’on appelle un accord de principe. Avoir un compte bancaire français depuis un certain temps rassurera d’une certaine manière le prêteur.

En France, si vous avez du mal à vous faire rembourser, vous êtes protégé. Si vous constatez que vous n’êtes pas en mesure d’effectuer des remboursements réguliers, le prêteur ne prendra pas immédiatement des mesures pour reprendre possession. Ils sont légalement tenus de discuter et trouver une solution. Cela peut impliquer un accord d’un bref congé de paiement ou une réduction de vos mensualités.

Conditions de prêt immobilier pour expatrié

Comme pour de nombreux aspects de la vie française, le système d’emprunt est très réglementé. Vous devrez disposer de tous les documents nécessaires pour un crédit expatrié (Preuves d’identité, preuves de revenus et preuves bancaires). De plus, la dette totale que vous payez, y compris les remboursements de prêt, est strictement limitée à environ un tiers de votre revenu net admissible. On s’attend également à ce que vos revenus soient stables, c’est-à-dire provenant soit d’une entreprise à succès constant, soit d’un emploi stable.

Certaines institutions financières pourront toutefois exiger quelques garanties un prêt immobilier pour expatrié, afin qu’elles aient la certitude de votre capacité de rembourser son emprunt en cas de défaut de paiement.

L’obtention d’un prêt immobilier pour expatrié est soumise à quelques conditions :

  • Situation professionnelle : CDI ou CDD ? vos revenus…
  • Situation financière : Apport personnel, taux d’endettement, situation bancaire…
  • Etat de santé : Maladies détectées, votre âge…

Termes et types de prêt immobilier pour expatrié :

Les emprunteurs expatriés ou non-résidents peuvent généralement s’attendre à un ratio prêt / valeur (LTV) pouvant atteindre 80%. C’est assez généreux, car dans la plupart des autres pays, ce chiffre est normalement plus bas. La période de remboursement complète du prêt est d’environ 20 à 25ans en moyenne ou jusqu’à la retraite, selon la première éventualité.

Les prêts immobiliers pour expatriés ou non-résident à taux fixe représentent environ  les deux tiers de tous les prêts. Certains crédits à taux fixe offrent des options de remboursement flexibles, dans lesquelles vous pouvez varier le montant de vos paiements jusqu’à 30% ou prendre un congé de paiement pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans.

Les prêts variables sont moins courants, en partie parce qu’ils comportent souvent des pénalités de remboursement anticipé. Avec ce type de prêt, le taux d’intérêt est indexé sur le taux interbancaire offert en euro (Euribor pour faire court). Les taux d’intérêt en France sont de 1% à 3% supérieurs au taux Euribor.

Il existe trois grands types de prêt en France. Le premier, connu sous le nom du prêt conventionné. Le prêt conventionné, n’est pas si populaire. En effet, il est rigide à certains égards et entraîne plusieurs frais, y compris le droit de timbre et l’enregistrement chez un notaire à environ 2% du montant du prêt.

Un type plus populaire est le privilège de prêteur de deniers, ainsi appelé parce qu’il a priorité sur tous les autres prêts qui existent sur la propriété en question. Le privilège de prêteur de deniers est moins cher que le prêt conventionné, car les frais de notaire ne sont facturés qu’à 1%. Cependant, ce type n’est disponible que sur les anciennes propriétés.

Le troisième type de prêt est consenti en association avec une société de cautionnementLa société de cautionnement agit en tant que garant si vous ne faites pas de remboursement. Ce type n’est accessible généralement qu’aux personnes « fiscalement résidentes » en France. Pour être fiscalement résident, la France doit être votre résidence principale ou principal centre d’activité économique. De plus, vous devez avoir un revenu régulier.