Les expatriés peinent à obtenir des prêts immobiliers en France. Voici quelques conseils :

Les personnes concernées sont des emprunteurs expatriés ne disposant pas de gros dépôts ou dont les revenus sont insuffisants pour répondre à leurs besoins. Et bien que les demandes d’emprunt immobilier puissent être rejetées par les expatriés, les résidents français ont également plus de difficultés à obtenir un prêt immobilier.

Cependant, l’herbe est toujours plus verte en France qu’au Royaume-Uni par exemple. Les prix des logements ont augmenté d’environ 8% par rapport à l’année précédente, tandis qu’au Royaume-Uni, l’indice des prix des logements a enregistré une baisse de 4,2%. Et le resserrement du crédit n’a pas été aussi grave en France, où les prêts immobiliers à risque étaient rares.

BNP Paribas par exemple, l’un des plus importants prêteurs français aux expatriés en France, a revu sa gamme de prêts immobiliers pour les non-résidents et réduit de 80% à 70% la valeur de son prêt. Il a également modifié les limites relatives au montant des actifs des emprunteurs non-résidents et supprimé la durée des prêts à intérêt uniquement consentis aux expatriés.

Certaines banques ont déjà commencé à appliquer les critères de Bâle III visant à améliorer leur solvabilité. En vertu de ces règles, un emprunteur ne peut pas avoir des emprunts supérieurs à six fois son revenu, ce qui pourrait affecter ceux qui ont plusieurs achats à louer ou même des premiers acheteurs.

En outre, les prêteurs français fixent généralement une limite de 33% sur le montant du revenu brut pouvant être utilisé pour payer un prêt immobilier, mais certains refusent les demandes des emprunteurs même s’ils se situent dans ces limites.

Voici quelques conseils pour assurer un emprunt immobilier :

  • Au cours des dernières années, les prêteurs français sont devenus beaucoup plus disposés à proposer des prêts à des acheteurs expatriés et non-résidents. L’utilisation d’Internet et la disponibilité de services bilingues en facilitent désormais la tâche.
  • Le recours à un courtier est le moyen le plus utile de garantir un prêt pour expatriés aux meilleures conditions. De nombreux courtiers proposent désormais un service aux acheteurs expatriés et non-résidents.
  • Il existe différents types de garantie sur un prêt immobilier en France, avec un niveau de frais différent dans chaque cas. 
  • Vous ne recevrez pas d’offre de prêt formelle d’un prêteur sans avoir au préalable signé un contrat de vente et d’achat de la propriété, mais vous devriez essayer d’obtenir un certificat de prêt pré-approuvé, qui pourrait s’avérer utile dans les négociations de prix.
  • Si vous avez un statut d’expatrié ou non-résident, vous devrez faire preuve de patience et être prêt à fournir de nombreux documents à l’appui, le processus pouvant prendre un certain temps.
  • Cela ne vous ferait pas de mal d’ouvrir un compte bancaire en France à la première occasion, dans lequel vous devriez déposer des fonds régulièrement, car cela ira bien plus tard avec la banque lors d’une future demande de prêt immobilier, et est susceptible pour accélérer le processus de demande de prêt.
  • Bien qu’il existe un certain nombre de règles générales qui s’appliquent aux conditions d’un prêt, vous constaterez que des circonstances individuelles font une différence, parfois à votre détriment, d’autres fois en votre faveur. Les banques évalueront votre risque de crédit et prendront position, quelles que soient les règles générales. 

Ainsi:

  • En règle générale, vous ne pourrez pas obtenir un prêt dont le ratio prêt / valeur est supérieur à 80%, mais ce chiffre peut également être inférieur ou supérieur en fonction de votre situation.
  • Les remboursements de prêt ne peuvent dépasser 33% du revenu net, chiffre qui peut être inférieur ou supérieur en fonction de votre situation.
  • La loi oblige tous les prêteurs à vous communiquer le taux annuel effectif global (TAEG) du prêt, afin que vous puissiez faire une comparaison adéquate entre différentes offres.