Le pays d’expatriation est-il un élément clé pour un accès au prêt immobilier pour expatrié ?

Plus de 1,8M de français sont inscrits au registre des français à l’étranger, mais en réalité ils sont sans doute plus de 2,5 à quitter la France. Bien souvent l’expatriation n’est qu’une période temporaire. L’envie de partir ailleurs se lie avec une opportunité professionnelle limitée dans le temps.

La carte présente visuellement les zones géographiques choisies par les expatriés français dans le monde.


Là encore, pas facile d’être perspicace. Un départ à l’étranger est souvent conditionné par une occasion qui se présente sans que l’on puisse vraiment savoir dans quel pays l’on souhaite se rendre.

C’est pour cette raison qu’il faut tout planifier à l’avance et prendre les choses en main, le fait de partir à l’étranger ne doit pas être une décision prise à la légère. Ceci dit, il faudra être prudent, et vaudra mieux prendre quelques précautions pour gérer au mieux ses finances. Problème, les banques sont souvent réticentes au moment de délivrer les prêts immobiliers pour expatriés. Avant de partir, il est donc souhaitable de solliciter des spécialistes du domaine afin de réaliser une étude patrimoniale qui permettra au futur expatrié d’avoir une vision élargie de ses finances tout en prenant en compte un nombre important de critères.

Parmi ces critères, on retrouve le choix du pays d’expatriation et sa position géographique. En effet, l’étude permettra de connaitre la fiscalité du pays d’accueil, les intérêts et plus-values potentiellement réalisable d’un côté, et permettra aussi d’éviter l’éloignement géographique qui peut causer de nombreux soucis d’un autre. Lorsqu’il s’agira de contacter le futur acquéreur ou de le localiser en cas de litige par exemple. Il en est de même pour celui qui fait la demande de prêt. Difficile de joindre une agence en cas de décalage horaire de plusieurs heures, entre le choix du Maroc et celui de l’Australie par exemple, le choix est vite fait.

Prenons l’exemple des USA, ces derniers ont signé un accord avec la France en 2013, facilitant l’échange d’informations bancaires pour les personnes résidents aux Etats-Unis. Cet accord impose aux banques de transmettre au gouvernement américain toute information liée aux comptes bancaires détenus par les citoyens américains. En plus des titulaires de la green card, et même les sociétés dont les bénéficiaires sont américains et détiennent plus de 25% des parts.

Par ailleurs, certains pays posent problème, en traversant une crise géopolitique par exemple, ils ne peuvent pas bénéficier d’un financement pour expatrié, et peuvent être temporairement exclus par les banques. C’est notamment le cas pour se protéger contre le blanchiment d’argent.

Voici quelques pays qui posent problème et considérés à risque : Birmanie, Corée du Nord, Irak, Iran, Lybie, Pakistan, Soudan, Syrie, Ukraine, Venezuela.

En revanche, l’installation dans un pays de l’Union Européenne, ainsi que dans des pays comme le Canada par exemple, ne sont pas particulièrement un danger pour les banques. Ceci dit, il est important de savoir que l’accession à un prêt pour expatrié peut être plus ou moins compliquée en fonction du pays où l’on se trouve.

Voici les 10 pays où il y a le plus d’inscrits et où les français préfèrent investir : Suisse, USA, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Espagne, Canada, Israël, Maroc, Italie. On note également une forte hausse en Irlande, au Japon, et à Singapour.

En résumé, le choix du pays d’expatriation est très important, car il conditionne un accès au crédit immobilier pour expatrié. Sans parler des autres critères qui entrent en jeu : Contrat de travail des expatriés, niveau d’endettement, position des banques en cas d’expatriation